Comment lutter contre les violences sexuelles en temps de conflit : l’exemple de WWoW.
09 SEPTEMBRE 2026
En Ukraine comme au Soudan, le viol est utilisé comme une arme de guerre à part entière. Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sont victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit, un crime encore trop souvent passé sous silence. Face à cette réalité, l’association We Are Not Weapon of War se bat pour documenter ces exactions et porter la voix des victimes.
Pour en parler, notre journaliste Sacha Sauvagnat reçoit Maïc Lesouef, responsable de projet au sein de cette ONG.

©We are not Weapon of War
Si quand on entend parler de conflit armé on s’imagine directement l’usage d’armes telles que des fusils, des obus, des mines et désormais des drones, il en existe une bien plus silencieuse et pourtant bien plus efficace : les violences sexuelles.
Leur usage n’a pas pour but de tuer. Les violences sexuelles sont utilisées pour marquer à vie les femmes, les hommes et les enfants qui les subissent. Le but n’est pas d’exterminer, mais bien de briser des sociétés dans ce qu’elles ont de plus intime et précieux.
L’objectif de l’association « We are not Weapon of War » est alors de récolter les témoignages des victimes afin de sensibiliser les plus hautes instances sur ce sujet. Pour mieux recueillir des témoignages de survivants et survivantes de violences sexuelles, l’ONG a développer l’application Backup.
Cet outil permet aux victimes de signaler des incidents et livrer leurs témoignages anonymement, de sécuriser des preuves fiables qui pourront être exploitées en justice et de pouvoir être mis en relation avec des professionnels spécialisés.
L’usage de cet outil s’appuie également sur un véritable travail sur le terrain, avec des acteurs locaux comme au Nigeria avec Grassroot Research Associationen, afin de mieux comprendre les sensibilités culturelles et religieuses et un meilleur déploiement de Backup dans les zones de conflits.
Quand on a déployé Backup au Nigeria l’été dernier, en l’espace de quelques mois de sensibilisation et de travail avec nos partenaires sur ce qu’est Backup et ce que sont les violences sexuelles, on a récolté plus de 580 témoignages de survivantes et survivants de violences sexuelles en temps de conflits.
Maïc Lesouef, responsable de projet chez WWoW et du développement de l’outil numérique Backup.
Si vous souhaitez vous informer ou soutenir l’association We are not Weapon of War, vous pouvez aller sur leur site internet pour faire un don, les suivre sur leurs réseaux sociaux ou tout simplement en parler autour de vous !
Entrevue avec Sacha Sauvagnat.