De la poussière dans les yeux
07 JANVIER 2026
Anne Lorrière exerce le métier de monteuse de film documentaire. Quand elle apprend que sa sœur Gaëlle a une sclérose en plaques, elle prend sa caméra avec cet espoir fou qu’un film peut réparer, briser le destin.

Cette maladie touche déjà sa mère Nicole et sa sœur Claire. Pour Anne, ce film (De la poussière dans les yeux) devient un refuge dans la tourmente. Un espace rayonnant d’amour où chacune doit trouver son chemin, accepter celui de l’autre, jusqu’à la décision intime et ultime de sa mère Nicole. Pour parler de ce film, Marie Guinard est allée à sa rencontre.
Si vous voulez voir au cinéma le film, De la poussière dans les yeux, il sera projeté, mardi 3 avril à 19h30 au Cinéma Le Rio à Clermont-Ferrand. Les projections serons suivies d’un échange avec la réalisatrice. Et sinon, vous pouvez retrouver toutes les dates sur le site internet de Sanosi Production.
Notre journaliste a également rencontré Maryse Béal, déléguée départementale de l’association ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) dans le Puy-de-Dôme.
92% des Français se déclarent favorables à l’euthanasie lorsque le patient est atteint d’une maladie insupportable et incurable et en formule la demande. Pour le recours au suicide assisté, c’est-à-dire l’autorisation pour les personnes souffrant de maladies incurables de s’administrer un produit létal sous la supervision d’un médecin, même constat, 89% des Français approuvent l’autorisation de cette pratique. C’est ce que démontre une étude de l’Ifop commandée par l’ADMD.
C’est une loi qui est vraiment réclamée par de nombreuses personnes et pas que par des personnes malades. C’est vraiment un sujet qui est plus large que ça. Il y a des personnes qui sont malades, qui n’ont pas forcément envie d’aller en Suisse pour une mort ou un suicide assisté. Et il y a des personnes, qui ne sont pas forcément malades et qui peuvent juste y penser. C’est vraiment un sujet de société, de savoir si on peut disposer soi-même de sa mort.
Anne Lorrière
Quelques définitions pour y voir plus clair :
- L’euthanasie consiste à administrer délibérément une substance létale à une personne pour abréger ses souffrances. Dans ce cas, c’est un tiers – généralement un médecin – qui réalise l’acte,
- À l’inverse, dans le suicide assisté, la personne malade reçoit les moyens de mettre elle-même fin à ses jours, mais c’est elle qui en garde le contrôle total,
- Enfin, l’aide à mourir est plutôt une expression regroupant ces deux termes.
Marie Guinard