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Des conditions d’apprentissage plus supportables

28 OCTOBRE 2026

Les conditions de travail et d’apprentissage des lycéens et des enseignants durant la canicule a été la goutte de trop. La mobilisation lycéenne dénonce des difficultés profondes : locaux inadaptés, classes surchargées et manque de moyen humain, et Parcoursup qui « broie la jeunesse ». Pour Bernard Valin, professeur et co- secrétaire de la FSU 44 (Fédération Syndicale Unitaire) représentant le corps enseignant, interrogé par Virginie Lourtioux.

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Bernard Valin dans les locaux de FSU 44.

Une convergence de préoccupations se dessine donc autour des moyens accordés à l’éducation et des conditions d’apprentissage.

Dans certains établissements, la rentrée a été particulièrement difficile, il cite notamment deux exemples en Loire-Atlantique qui illustrent  » le démantèlement du service public » : l’un, nouveau, sur Saint-Philbert-de-Grand-Lieu qui a « juste oublié d’ouvrir une septième classe de seconde » ce qui a pour conséquence des classes de 36-37 élèves et un autre à Bouaye dont la rentrée ne s’est pas faite suite à des suppressions de classe et un personnel en grève.

La FSU 44 soutient pleinement la mobilisation des jeunes. Pour autant, le syndicat entend respecter l’autonomie de leur mouvement et ne pas se substituer aux lycéens. Ces derniers doivent pouvoir porter leurs propres revendications et faire entendre leurs voix. Cette mobilisation intervient alors que le SNS- FSU appelle à la grève le jeudi 5 novembre, dans le cadre d’une journée interprofessionnelle en faveur d’un budget de justice sociale, fiscale et environnementale.

Depuis notre entretien, ce lundi 26 octobre, le gouvernement a présenté plusieurs mesures destinées à répondre aux difficultées exprimées par les lycéens et étudiants. Parmi les principales annonces figurent le remplacement de Parcoursup d’ici 2028, un plafonnement progressif des classes de seconde générale et technologique à 28 élèves, la création de postes supplémentaires et des moyens pour rénover le bâti scolaire et universitaire.

Ces annonces constituent des engagements sans effet immédiat et dont la mise en œuvre reste à suivre. Elles répondent à plusieurs préoccupations exprimées par les jeunes, mais leur application dans les établissements sera déterminante. En Loire-Atlantique, comme ailleurs, la mobilisation des lycéens aura remis au premier plan une question essentielle : dans quelles conditions nos jeunes peuvent- ils étudier et construire leur avenir ?

Parcoursup, c’est une machine à broyer la jeunesse.

Bernard Valin

Virginie Lourtioux

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