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“Et si nous arrêtions vraiment ?”

15 OCTOBRE 2026

Après “Ça ne tient plus” en 2025, le monde associatif se mobilise avec un slogan clair “Et si nous arrêtions vraiment ?”. L’annonce du Plan de Loi de Finances du gouvernement Lecornu prévoit de nouveau des baisses drastiques pour les acteurs de l’intérêt général entre 637 à 647 millions d’euros. Jeanne de Massol et Virginie Lourtioux sont allées à la rencontre des salariés, bénévoles et dirigeants associatifs présents à la conférence de presse du 13 octobre dernier à Nantes.  L’occasion d’interviewer Bruno Bovar, président de l’ANEF-FERRER et de l’inter-association 44. 

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© L’ Onde Porteuse

Près de 200 personnes étaient présentes à la Manufacture, masques blancs sur la tête pour certains et pancartes pour d’autres. 

Lors de la conférence de presse, animée par Caroline Urbain (présidente de l’Uriopss Pays de la Loire) et Jean-Claude Laurent (président Pays de la Loire – fas Fédération des Acteurs de la Solidarité), le constat est terrible – situation sociale aggravée, financements en baisse ou stagnants, inflation des coûts fixes pour les structures, manque d’attractivité du travail social, stagnation des salaires, gels de postes… 

La liste est longue et accablante.

Il y a 63 000 salariés dans les associations en Pays de la Loire, des membres de Conseil d’Administration et bénévoles. Les personnes accompagnées en situation de fragilité pourraient être livrées à elles-mêmes sans la présence des associations. Et clairement, le PLF présente attaque de nouveau le secteur associatif et celles et ceux qui s’engagent en faveur de l’intérêt général. 

On parle de “climat social explosif” ! Les associations se sont largement adaptées. En 2026, selon l’enquête « Associations de solidarité : l’étau se resserre » de la FAS (Fédération des Acteurs de la Solidarité) 77% constatent une baisse de leur financement publics, 4 sur 5 anticipent une dégradation de leurs activités dans les douze prochains mois et 45% des structures ont réduit ou fermé au moins une activité en 2025. 

L’impact sur le terrain est déroutant. Les exemples de dysfonctionnements sont nombreux, le manque de places en pédopsychiatrie, la mise à la rue de familles, la réduction des activités du SAMU Social, l’incapacité à proposer une insertion durable au dépend de leur avenir aux Mineurs non Accompagnés. 

Il y a une nécessité à ce que l’État et les pouvoirs publics garantissent aux associations la possibilité d’agir. C’est l’affaire de tous et de toutes. 

Pour cela vous pouvez signer la pétition sur le site :  Et si nous arrêtions vraiment ? Mobilisation associative du 12 au 17 octobre 2026 

Les associations rejoindront la mobilisation nationale du 17 octobre à 10h et encouragent les citoyens et citoyennes à les rejoindre. 

Jeanne de Massol et Virginie Lourtioux

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