La radioEn direct

Justine Emard, Rêves premiers

25 JUIN 2026

Jusqu’au 30 août, le Lieu Unique, la scène nationale de Nantes, présente « Rêves premiers », la première exposition d’envergure de Justine Emard. Au travers d’une dizaine d’œuvres, l’artiste explore les nouvelles relations entre nos existences et la technologie. Rencontre à Nantes, au micro d’Aymeric Fagard.

LIEU-UNIQUE_Justine_Emard_photographe_quentin_chevrier_juin2026-4
Exposition Rêves premiers au Lieu Unique à Nantes @Quentin Chevrier

Rêves premiers, l’exposition de l’artiste plasticienne Justine Emard au Lieu Unique, parcourt des univers invisibles : signaux thermiques de data center, données archéologiques, variations de champs magnétiques.

Au travers d’une dizaine d’œuvres, L’artiste explore les nouvelles relations entre nos existences et la technologie avec des œuvres sonores ou visuelles. Une partie de sa matière première est issue de collaborations avec des scientifiques… Son art se situe à la frontière entre création artistique et scientifique.

Somnolux est l’œuvre qui nous accueille. Nous entrons dans l’activité cérébrale de l’artiste, de ses rythmes cardiaques et de ses respirations enregistrés pendant son sommeil. Ces données qui proviennent du Laboratoire d’Exploration du Sommeil de Toulouse génèrent une ambiance lumineuse qui évolue au fil du temps. Ici, Justine Emard nous invite dans l’intimité de son sommeil et de ses rêves, une manière symbolique de nous faire entrer dans son processus de création.

Un peu plus loin, Hyperfantasia nous plonge à l’intérieur d’une grotte préhistorique ou presque ! Il s’agit d’une vidéo composée de près de 38 000 images générées par intelligence artificielle, fusionnant alors l’art ancestral avec l’art numérique. Au pied de cette fresque changeante se trouve une série de structures en impression 3D. Elles représentent les rêves d’un astronaute en s’appuyant sur sa localisation à bord de l’ISS. L’œuvre relie deux origines de l’image : d’un côté les premières représentations pariétales de l’humanité, de l’autre, les pixels générés par les technologies contemporaines.

_S7A0431
Hyperfantasia de Justine Emard @Lieu Unique

On peut aussi découvrir Chim(AI)ra, un jeu vidéo, oui ! Manette en main, nous explorons un environnement brulant en compagnie de 12 chimères, des avatars créés via l’IA, et des images glanées sur Internet. L’activité de la carte graphique influe directement sur l’environnement du jeu. L’objectif pour les joueurs est d’alléger le visuel du jeu, épurant les images, gommant les détails, passant des couleurs au noir et blanc… Avec cette œuvre, l’artiste interroge les liens entre la technologie, l’écologie et la mémoire collective.

Justine Emard, au micro d’Aymeric Fagard

Suivez-nous

Abonnez vous à notre newsletter

Restez en contact avec l'Onde Porteuse en recevant toutes nos actualités dans les domaines qui vous intéressent !

Inscription à la newsletter