SANGUINE, le burn out ultime
27 OCTOBRE 2026
SANGUINE, le premier film de la réalisatrice Marion Le Corroller, sort le 28 octobre au cinéma,
nous l’avons vu en avant première au Katorza, à Nantes.
Ce film de Body Horror, genre par nature très politique qui s’inscrit dans la lignée de Titane, Grave et the Substance, aborde la thématique de la souffrance au travail des jeunes, avec un focus sur le milieu hospitalier.

Le Body Horror, un sous-genre de l’Horreur féministe et revendicateur
Le body Horror est connu à travers les films de Cronenberg dans les années 70/80 où il mettait en lumière les peurs de l’époque (VIH, dérives technologiques, l’impermanence des corps), et connaît une résurgence aujourd’hui, réclamé par les réalisateurs et surtout par les réalisatrices.
Rien qu’en France, Coralie Fargeat (The Substance), Julia Ducournau ( Grave et Titane), Marina de Van (Dans ma Peau) mais aussi Thibault Elmin (Else) se sont emparé-es de ce genre pour aborder des sujets tels que le rapport au corps et aux normes, le désir féminin, les diktats de beauté, la métamorphose épidémique.
Au tour aujourd’hui de Marion Le Corroller de s’emparer du genre, pour aborder l’altération des corps et du mental des jeunes travailleurs, dans une société où le bien-être au travail est plus que jamais questionné, notamment suite à l’épidémie de COVID.
Pour en savoir plus sur ce sous-genre de l’Horreur nous vous proposons la lecture de Génération Body Horror (éditions Actusf), un essai de Morgane Caussarieu (autrice d’horreur française) et Fleur Hopkins-Loféron (directrice des programmes au cinéma Le Plaza à Genève ) qui analyse l’évolution du genre.
[Julia Ducournau avec Grave]…a ouvert la porte à tous les films de genre français qui ont suivi derrière, elle a montré qu’on pouvait faire du genre et être français, et que ce n’est pas uniquement un créneau qui était réservé aux américains
Marion Le Corroller
Emmanuelle Rocher